Emmeline Pankhurst, la fondatrice des suffragettes

Au milieu du XIXème siècle, lors des premiers mouvements en faveur du droit de vote des femmes les premières figures féministes se sont fait connaître en Angleterre. Voici de quoi il en retourne.

Emmeline Pankhurst, une femme engagée pour le vote des femmes

Ayant eu des parents activistes politiques et un mari qui l’a soutenu dans ses activités militantes, Emmeline Pankhurst est une activiste engagée en faveur des droits humains depuis son plus jeune âge. Ayant suivi des études à l’école normale de Neuilly, située en France, elle grandit et évolue ordinairement en société dans les premières années de sa jeunesse, mais soutient ses idées réformatrices.

À 20 ans, la jeune femme épouse Richard Pankhurst, un avocat âgé de 44 ans et fonde une famille de 5 enfants avec celui-ci. Tout au long de leur vie maritale, ils se sont tous deux consacrés à protéger le droit de vote des femmes lors des élections mineures  organisées dans les localités, en créant la Women’s Franchise League en 1903 qui deviendra plus tard le Women’s Social and Political Union après la mort de Richard.

Des actions militantes extrêmes

Le groupe réformateur créé par les époux Pankhurst n’a pas disparu après le décès du mari d’Emmeline Pankhurst. Au contraire, aidée de ses enfants (Christabel, Sylvia et Adela), elle prend les reines du mouvement en marche et devient une activiste véhémente en reliant des milliers de femmes à sa cause. À partir de 1903, le groupe appelé les « Suffragettes » porte des actions qui ont bouleversé l’Angleterre et a eu des échos dans le monde entier.

Pour se faire entendre par le gouvernement britannique, les femmes faisant parties de ce mouvement n’ont pas hésité à manifester dans les rues, à taguer les murs de leur slogan « Deeds not words » et même à porter des actions extrêmes en vandalisant les vitrines des magasins, en coupant les fils des télégraphes, en posant des bombes dans les clubs réservés exclusivement aux hommes. Cet extrémisme attire alors l’attention des hommes au pouvoir, notamment Winston Churchill qui pencha alors en faveur du droit de vote des femmes, mais qui ne cautionnait pas leurs actions.

À la poursuite d’une égalité méritée

Le fait le plus marquant de cette révolte des femmes fut d’ailleurs le suicide d’Emily Davison, lors du Derby royal d’Epsom en 1913, qui ébranla complètement le pays. De par sa grande implication lors des révoltes engendrées par les Suffragettes, Emmeline Pankhurst est devenue la première figure phare du féminisme. En Angleterre, ce n’est qu’en 1918 que les femmes obtiennent finalement gain de cause en ayant le pouvoir de voter.

Sous condition d’être britannique : propriétaires terriennes, diplômées des universités ou locataires payant un loyer supérieur à 5 £ annuellement, les Anglaises ne peuvent voter qu’à partir de 31 ans et il a fallu attendre encore une dizaine d’années plus tard afin qu’elles puissent voter à partir de 21 ans, comme les hommes.

Livres manuscrits : découvrez les œuvres de Simone de Beauvoir
Clara Zetkin, l’initiatrice de la Journée de la Femme